Ton homosexualité frustrée et refoulée. Ton hétérosexualité contrariée. L’Autre. Le même. Qui est cloné ? Toi. Le même. L’Autre, il te fait peur autant qu’il te fascine, et tu l’imites. Mimétisme d’homosexuel refoulé, sans pudeur aucune lorqu’il s’agit d’exposer la bandaison de tes muscles devant tes camarades.
« Et avec ta meuf ? » Question posée par ton pote de droite en train de se sécher les couilles et le gland en te regardant droit dans les yeux avec un sourire équivoque. Pensée interdite qui se trahit dans ta gestuelle : « Ce que je préfèrerais c’est t’enculer ou que tu m’encules ». Ce qui ne t’empêchera pas d’aller casser avec tes mots ou avec tes poings de l’homosexuel qui s’assume, surtout si « ta » femme refuse obstinément que tu la forces par le cul. Elle accepte déjà difficilement que tu effractes son vagin. Cet avion de chasse aux formes éminemment phalliques (pour ta comprenette, phallique a ici un sens symbolique) sur lequel tu te contentes de fantasmer — puisque t’es trop con ou trop moche et que cette peut-être conne est trop vénale pour ta bourse (tes bourses ?) — aimerait pourtant bien être baisée de temps à autre comme il se doit, par une belle bite bien dure et durable suspendue à un corps dansant à même de faire décoller cette belle colombe que son corps sait être au septième ciel. T’entends la musique ? Pauvre con. Con. Le mot qui désigne ce trou que ta bite sans oeil s’interdit d’aimer réellement. Autrement dit chatte, abricot, vagin, moule, clito. Et d’autres. Eh non, il n’y a pas de mode d’emploi et tu termines avant qu’elle ait commencé. Avec tes potes brutasses, tu te vantes pourtant d’un tableau de chasse à faire rougir n’importe quelle péripatéticienne. Es-tu bien certain que la dernière en date a bien joui ? Hum… Plutôt crever que d’avouer tes innombrables fiascos alités, râteaux reçus en pleine tronche en réponse à ta maladresse monumentale. Observe le jardinier. Lui sait manier avec habileté le râteau… et la pelle. Il reçoit le râteau avec élégance et joue de la pelle de façon délicieuse. Ce en quoi « ta » femme ne s’est pas trompée. Pauvre con. Vraiment, j’insiste. Faut que t’entendes la musique de la tragédie pas drôle qui te fait détester les autres, qui te fait détester l’Autre. Hétéro = Autre. Homo = même.
L’autre, c’est toujours hétéro. Même pd l’autre signifie hétéro. Les vrais homos, les vrais clones, les vrais mêmes, c’est toi et tes potes frustrés jusqu’à la psychonévrose de s’interdire de se la mettre. Pauvre con délaissé de toutes ces femmes mal baisées par ta teub sans oeil, ton coeur sans amour, ta tête totalisant les poings, les points, les coups, les coûts. Tu ne t’aimes pas beaucoup. Tu n’es pas bon coup. Normal quand on se paye de son désir en monnaie de singe, ça ne coûte pas grand-chose au coeur de défoncer des trous séchés par une teub aussi émotive que « ta » femme quand elle s’aperçoit que certains hommes ont encore un tant soit peu de tenue, de répondant et d’humour. Such a pain in the ass, t’emmerdes les femmes au point que, ça y est, elles se passent de tes services pour engendrer des fils que, s’ils étaient les tiens, tu ne saurais apprécier qu’en tant que projections idéales de ton moi déchu, des filles dont, puisque ce ne sont pas les tiennes — et encore, pas certain que ça t’en empêche quand elles le sont — tu t’efforceras de corrompre l’innocence dès que leur auront poussé trois poils au-dessus du con — poils que tu leur intimeras de raser et plus vite que ça. Crétin.

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