Pain in the ass

Ton homosexualité frustrée et refoulée. Ton hétérosexualité contrariée. L’Autre. Le même. Qui est cloné ? Toi. Le même. L’Autre, il te fait peur autant qu’il te fascine, et tu l’imites. Mimétisme d’homosexuel refoulé, sans pudeur aucune lorqu’il s’agit d’exposer la bandaison de tes muscles devant tes camarades. « Et avec ta meuf ? » Question posée par ton pote de droite en train de se sécher les couilles et le gland en te regardant droit dans les yeux avec un sourire équivoque. Pensée interdite qui se trahit dans ta gestuelle : « Ce que je préfèrerais c’est t’enculer ou que Lire la suite…

Ça ne va pas bien se passer

Aux abruti.e.s qui se réjouissent de la levée du passe sanitaire et des restrictions de sortie — période pré-électorale oblige — et qui ont la vue assez courte pour ne pas réaliser ce qui nous pend au nez — ce qui est déjà là — avec Zemmour / Le Pen / Macron / Pécresse et plus largement avec la géopolitique internationale mélangée à la religion et à l’identitarisme. Lisez et réfléchissez si vous en avez encore la capacité. Paris est occupé par le passe. Paris est désert. Les bars sont occupés par des patrons flicaillons trop contents de jouir de Lire la suite…

La société dans laquelle nous vivons est pathogène.

La société dans laquelle nous vivons est pathogène. Elle reconnaît ceux qui savent le mieux se conformer à une norme pathologique. Elle fait la réussite des imposteurs, des menteurs, des cyniques, des « sans-scrupules » et conforte celle des biens-nés. Il n’y a rien à attendre des gens profondément malades qui tiennent les rênes et qui désignent comme pathologique toutes celles et tous ceux qui ne marchent pas. Qui disent une chose et font l’exact opposé. « Plan de sauvegarde de l’emploi » pour désigner un plan de licenciement massif ; « sauver l’hôpital » en fermant des lits ; « il est inacceptable de parler de violences policières Lire la suite…

petit Macron, voici ton héritage, ton nom à jamais honni.

Nous sommes en mars 2020, tout change, rien ne change. Le gouvernement continue et accélère ses politiques de casse sociale en période de pandémie de Coronavirus. La colère et mon boulot m’occupent. Mon boulot me permet de mettre ma colère sous le tapis aux heures ouvrées, ma colère alimente ma vitalité le reste du temps. Je souhaite que les mobilisations sociales interrompues par le confinement repartent avec une force démultipliée dès que celui-ci se termine. Que le Macron et sa clique soient destitués, bannis, punis pour toutes leurs exactions, leurs mensonges, leur double-langage, leur novlangue, leurs ordonnances et 49-3, leur Lire la suite…

Les vainqueurs aux mentons fuyants

Les vainqueurs aux mentons fuyants, Cachés par une barbe publicitaire, Les yeux encerclés de montures trop chères, Le babil franglais des poseurs. Ils « start-up » et « bottom-up », sont « agiles », Ils te tutoient, te dictent les lois du « marché » qu’ils ont fait leurs, Avec un sourire qui ne lève qu’un côté de la bouche, le droit. La macronite infusée dans leurs cocas zéros, La « coolitude » dans la mèche, La tyrannie dans leurs normes, L’ambition dans leurs chaussures pointues, L’humanité arrêtée où commence le larfeuille, L’intelligence, nulle part.

Ça pue très fort

Au point que le sens de l’odorat n’est pas requis pour le voir. La logique comptable à l’œuvre depuis des millénaires est en train d’atteindre le point où son exercice démentiel décille les paupières. La puissance d’anéantissement qui préside à son exercice saute aux yeux, quand bien même la tentation de persister dans l’aveuglement se ferait aussi pressante que celle d’ouvrir cet œil capable d’écoute. Persister dans l’aveuglement ou ouvrir cet œil qui écoute est un choix dont il appartient à chacun de se débrouiller avec. Croire que l’une ou l’autre de ces options serait la clé du salut est Lire la suite…

Ils ne savent pas ce qu’ils disent. Ils ne savent pas ce qu’ils font.

Perdre la parole pour ne pas perdre un pari avec soi-même. Avoir la plus grosse. Montre. Voiture. Femme. Maison. Moto. Fortune. Pouvoir. Savoir le plus possible. Ingénieur. Docteur. Juge. Professeur. N’avoir qu’un trou à cet endroit. Le combler comme on jouit, à fuir toujours plus loin de soi. Jeu de dupes à voir les jupes des filles masquer l’origine de leur trouble. Leur origine. Pourtant ce n’est rien. Regards ne consistent en rien. L’information envoyée, celle perçue, méprend. Méprise. Mépris, à l’occasion. Ça parle à côté. De là où ce n’est pas ça. Et… ? Jouons comme si, on dirait que, Lire la suite…

De l’inconscient structuré comme un langage au Nom-du-Père

Lacan, une actualisation de la théorie freudienne Sigmund Freud (1856-1939), le père de la psychanalyse, définit dans son ouvrage Métapsychologie, publié en 1915, les concepts de base sur lesquels repose l’élaboration psychanalytique. Il y revient sur les notions de pulsion, d’inconscient, de refoulement ; il y consacre également un chapitre sur le rêve, et un autre sur le deuil et la mélancolie. Jacques Lacan (1901-1981), par sa relecture de Freud, a actualisé certains de ces concepts, notamment avec le mariage qu’il consacre du structuralisme de Saussure[1] à la psychanalyse, et en développant des concepts comme celui « d’objet a » et de « Nom-du-Père ». Lire la suite…

Holophernes modernes

Holophernes modernes Petits mauvais hommes dangereux Playmobils, appelés par vos fantasmes de croisade, une manette dans les mains, vos teubs dans la tête, Marionnettes de crétins télégéniques et congénitaux refusant de ranger leur chambre et jouant avec le monde comme avec la crotte qui leur pend de l’anus … Négationnistes, chantres de la haine Vos têtes sont sur le billot de ce texte Vos vies sans amour Vos lèvres dégoulinantes de bile et de fiel Vos livres remplis de la seule envie d’en finir Vos solutions solutionnistes à vos problèmes imaginaires Votre bêtise sans limites, aucune, vos yeux qui ne Lire la suite…

« Ce type est une machine »

Expression entendue souvent à propos de tel ou tel prétendu génie… Une machine ? Un robot ? Un ordinateur ? Une intelligence artificielle ? Artificielle ? Une intelligence… Factice. Xavier Niel nous explique, en s’agitant comme un gosse coupable et surexcité face à la journaliste qui lui passe les plats, que tel entrepreneur est un « killer ». Killer ? Tueur. De là à affirmer que son action entrepreneuriale et celle de ses copains est meurtrière, il n’y a qu’un pas que je n’hésite pas une microseconde à franchir. Éric Zemmour nous raconte à quel point il était flatté, petit garçon, de l’émerveillement que provoquait chez sa maman Lire la suite…

« La vérité d’un homme, c’est d’abord ce qu’il se cache. »

« La vérité d’un homme, c’est d’abord ce qu’il se cache. » Cette phrase de Malraux résume en quelques mots le postulat et l’ambition de la psychanalyse : permettre au sujet qui le souhaite de connaître sa vérité, de cesser de se la cacher, et donc, d’en souffrir avec le sourire, en connaissance de cause. Si cette phrase est vraie pour l’homme analysant d’un point de vue thérapeutique, il apparaît qu’elle puisse l’être à l’échelle de l’homme et de son (sa) (pré)histoire, d’un point de vue ontologique. Partant du fait que le sujet s’organise en fonction de ses désirs non satisfaits, qu’il refoule Lire la suite…

Reprends ton temps

Reprends ton temps À ton patron À Facebook À ta télé À Netflix À Pôle Emploi À Paul et Mickey À ton ego À ta voiture À ta copro À ton bailleur À la CAF À ta montre À ton crédit À tes médocs À ton chien À Call of Duty À ton cercle À ton argent À la parlotte Aux artifices Aux artificiers … Reprends ton temps Contente toi d’écouter D’attendre … Reprends ton temps Se tend une main Se tend une oreille … Reprends ton temps Ce qu’on t’a volé Ce qu’on t’a spolié Ce dont tu t’es Lire la suite…